saint georges de Villers-lez-Heest

SECTEUR DE LA BRUYÈRE

Paroisse Saint Georges de Villers-lez-Heest

   

 

 

Saint Georges

 

Au moment de la réforme du calendrier, saint Georges risqua d'en être retiré, par souci d'historicité. On ne sait, en réalité, érifiable à son sujet.
Mais il est vénéré et prié depuis si longtemps qu'il était difficile de l'omettre sans mécontenter une grande amie du peuple chrétien - et notamment les Britanniques car il est, nul ne l'ignore, l'un des principaux "patrons" de l'Angleterre, dont plusieurs souverains ont porté le nom.
C'est vraisemblablement au début du IVème siècle, pendant la persécution de Dioclétien, qu'il fut martyrisé en haine du Christ.
Passé dans la mémoire populaire sous l'épithète de "grand martyr", la tradition en a fait un soldat de l'armée de Dioclétien, qui aurait reproché à l'empereur la cruauté de ses édits. Cette franchise le condamna : arrêté, il aurait été supplicié le 23 avril 303.
Ce qui est certain, c'est l'ancienneté autant que la ferveur du culte rendu à saint Georges.
Constantinople compta jusqu'à six églises placées sous son patronage. Rome lui en dédia une, que saint Grégoire fit rebâtir. L'évêque de Paris, lors de la dédicace de l'église Saint-Vincent (qui deviendrait plus tard Saint-Germain-des-Prés) y plaça une relique de saint Georges.
On le voit, en Orient comme en Occident, de Constantinople à l'Angleterre en passant par la Sicile, l'Italie et la Gaule, le culte de saint Georges témoigne d'une longue fidélité.
Les croisades contribuèrent au développement de ce culte. Bien auparavant toutefois, des pèlerins se rendaient en Palestine, où l'on vénérait le martyr dans une cité qu'on désignait même sous le nom de "Ville de Saint-Georges".
Nombreux sont encore nos contemporains qui portent ce nom, en Angleterre surtout, mais également en France. Où qu'ils vivent, ayons aujourd'hui une pensée fraternelle pour eux.

Source : RICHOMME, A.,
Un ami pour chaque jour. Les Saints du calendrier,
Paris, Éditions SOS, 1980, p. 113.

GEORGES, martyr (mort v. 303). II y a un abîme entre la popularité de ce saint, que les Orientaux appellent le "grand martyr", et les éléments authentiques d'une biographie qui a été terriblement enflée par la légende.
II semble avéré - encore qu'on ne puisse s'appuyer sur aucun Acte authentique que Georges subit le martyre à Lydda (Diospolis) en Palestine ; le célèbre "pèlerin de Plaisance" (VIème s.) y trouva son tombeau, assurant ainsi un fondement solide au culte d'un saint, que la légende seule aurait irrémédiablement compromis. Ce culte se répandit d'une manière exceptionnelle en Orient et aussi en Occident, tout particulièrement en Angleterre, où il était déjà connu au VIIIème s. Patron de la chevalerie et des armes, saint Georges allait devenir tout simplement le patron de l'Angleterre. Le fameux drapeau de saint Georges apparaît en 1284 ; le premier ordre anglais de chevalerie, l'ordre de la Jarretière, fut naturellement placé sous le patronage principal du saint (1347). Dès 1222, un concile national faisait de la Saint-Georges une fête d'obligation. La Réforme protestante conservera le nom de ce saint dans son calendrier. Par ailleurs, saint Georges appartient à la catégorie privilégiée des saints auxiliateurs.
Et cependant tous les détails pittoresques de sa "vie", ceux qui ont servi de base à son culte, sont légendaires. La légende a fait de Georges un Cappadocien noble et riche, un tribun héroïque de l'armée impériale, qui abat allègrement les idoles et détruit sans effort un dragon qui désole la Libye. Arrêté sous Dioclétien et par la faute d'un "empereur des Perses" Dadianus (que l'histoire ignore), Georges subit un martyre qui dura sept ans : il est vrai que cette interminable Passion fut heureusement coupée par trois résurrections, avant la mort définitive. - Fête le 23 avril.


Source : PIERRARD, P.,
Dictionnaire des prénoms et des Saints,
Paris, Librairie Larousse, 1974, p. 91.