COMMUNAUTÉ DES 4 PAROISSES

Paroisse Notre-Dame de l'Assomption de Flawinne

 

 

Filles de Marie de Pesche

 

HORAIRE DES OFFICES DANS LA COMMUNAUTÉ

ADORATION : lundi de 15h à 16h
JOURS - LAUDES - VEPRES
Dimanche : 09H00 - 20H00
Lundi : 08H30 - 20H00
Mardi : 08H00 - 20H00
Mercredi : 08H00 -20H00
Jeudi : 08H00 - 20H00
Vendredi : 08H00
Samedi : 09H00 - 21H00

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UNE HISTOIRE

1798
… Après la tourmente révolutionnaire, l’abbé Nicolas-Joseph BAUDY, curé de Pesche et de Gonrieux, quitte sa retraite et «retrouve son peuple plongé dans une extrême ignorance» *
… «L’extrême ignorance d’un peuple si longtemps négligé le touchait sensiblement, et aux pieds de Notre Seigneur, il conçut le projet d’établir une communauté destinée à instruire la jeunesse et tout spécialement les enfants pauvres»*
… «à régénérer sa paroisse en faisant donner aux enfants une éducation chrétienne»*
Françoise LORSIGNOL et Amérine LUC vont permettre la réalisation de ce dessein.

Françoise LORSIGNOL est née à Boutonville, en 1796.
L’abbé BAUDY l’a vue grandir, il l’envoie en 1818 au pensionnat de Chimay pour s’y former comme institutrice. C’est ainsi que le 1er octobre 1819, une classe de filles s’ouvre au presbytère de Pesche.
«L’œuvre est taxée de nouveauté, d’inutilité : on la ridiculise, on cherche à la ruiner, elle résiste à tous les orages …»*

Amérine LUC est née à Gonrieux en 1812.
En 1821, sa mère veuve, l’amène comme pensionnaire à Pesche.
À cette date, cinq jeunes filles secondent Françoise LORSIGNOL, deux d’entre elles se retirent. Les autres demandent à l’abbé BAUDY de leur donner un règlement de vie qu’elles promettent de suivre.
Le 5 août 1822, l’abbé BAUDY, âgé de 57 ans, meurt subitement.

Le 15 octobre 1822, l’abbé Nicolas-Joseph ROUSSEAU, neveu de l’abbé BAUDY, reprend le projet de son oncle décédé et accompagne la communauté naissante.
Dans la Foi, le prêtre fait face à l’épreuve : difficultés pour la succession de son oncle, calomnies, manque de confiance vu sa jeunesse, réticences et départ de plusieurs jeunes filles engagées.

En mars 1824, Françoise est envoyée chez les Dames de Sainte Chrétienne à Metz pour s’initier à la vie religieuse. Revenue à Pesche cinq mois plus tard, elle reprend l’enseignement et jette les bases d’une modeste communauté.

Dans ces vies de prière, d’austérité et de travail, la communion est profonde et la joie domine. Françoise LORSIGNOL et ses compagnes demandent à se consacrer totalement au Seigneur dans la vie religieuse.

L’abbé ROUSSEAU rédige les premières Constitutions de la Congrégation des Filles de Marie. Monseigneur BARREN, évêque de Namur, les approuve pour trois ans.

Le 8 mai 1835, au nom de l’évêque, l’abbé ROUSSEAU reçoit les vœux de Françoise LORSIGNOL ; elle prend le nom de Mère Marie et devient la supérieure. Virginie PETITJEAN ( Sœur Joseph) et Eulalie TILQUIN ( Sœur Thérèse) font également profession. Ce même jour, trois novices sont admises comme candidates à la vie religieuse.
Le premier règlement de vie révèle déjà les lignes de force de la spiritualité de l’Institut naissant :
· Vie eucharistique, en communion à l’œuvre de la rédemption.
· Vie dans l’unité profonde avec Dieu et avec toutes les sœurs.
· Vie avec Marie, Mère de Dieu et Mère des hommes.

Tandis qu’à Pesche, une communauté se forme, à Gonrieux, Amérine LUC, ancienne élève de Françoise LORSIGNOL, partage les préoccupations de sa mère et de sa famille : une prédilection pour les plus pauvres.
Ayant quitté le pensionnat de Pesche à l’âge de 15 ans, elle y revient souvent. L’appel de Dieu déjà pressenti lorsqu’elle avait 10 ans se précise !

En 1835, apprenant que ses anciennes institutrices portent le nom de Sœurs et de Filles de Marie, Amérine dit à sa mère : «Laissez-moi partager ce bonheur»*

Le 2 septembre 1837, Amérine devient Fille de Marie sous le nom de Sœur Célestine. Sans tarder, l’abbé ROUSSEAU propose à Mère Marie d’accepter Sœur Célestine comme assistante et maîtresse des novices.
Le prêtre voit en elles deux personnalités assez complémentaires.
Par sa bonté, Sœur Célestine corrige ce que Mère Marie a de trop austère.
Tournées vers la mission, elles préparent leurs sœurs pour le jour «où la divine Providence jugerait bon de nous appeler dans les communes»*

(*) Extraits des Annales de l’Institut.

AUJOURD’HUI, À FLAWINNE …

La communauté de Flawinne a été ouverte en mars 1981.
Nourries quotidiennement par leur prière personnelle et communautaire, les sœurs s’efforcent d’être présentes dans les diverses activités de la paroisse et d’y mettre leur temps et leurs talents au service de la fraternité et de la mission.
C’est leur manière de réaliser «Vie eucharistique» et Vie d’Unité» dont elles ont fait profession.

La couverture de leurs Constitutions, reprenant une phrase de la prière eucharistique, exprime bien à elle seule leur projet de vie et de Foi :
«Car tu nous as choisis pour servir en ta présence»

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