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Petit
historique de la paroisse de Flawinne et de son église
La paroisse de Flawinne fit
partie du diocèse de Liège jusqu'à la création
de l'évêché de Namur au milieu du XVIème siècle.
L'Evêque de Liège nommait parfois le curé de Flawinne
par l'intermédiaire du chapitre des chanoines de Saint-Lambert
qui était son conseil administratif. Le 23 septembre 1246,
une charte émanant de l'Evêché de Liège
donne "en rendage" à un prêtre nommé
Jean et à ses successeurs cinq bonniers de terre situés
à Flawinne. Jean est qualifié de "notre vicaire
à Flawinne", ce qui signifie que ce prêtre Jean
était le desservant du culte à Flawinne, en remplacement
et par commission de l'Evêque de Liège.
Par une charte datée du 2 novembre 1251, l'Evêque de
Liège cède aux chanoines du chapitre de Saint-Lambert
la gestion du lieu de Flawinne.
La création de l'Evêché
de Namur en 1554 changea considérablement les données.
Le 16 mars 1600, le Chapitre liégeois vendait à l'Abbé
de Malonne le patronage de l'Eglise de Flawinne. Vente rendue définitive
en 1616. L'Abbé de Malonne avait ainsi acquis le droit de nommer
le curé et de contrôler la gestion temporelle de celui-ci.
Pendant deux siècles, le curé de Flawinne fut toujours
un moine de Malonne résidant à Flawinne puisque le Concile
de Trente (1545-1563) avait obligé les curés à
résider dans leur paroisse.
Le dernier moine-curé, nommé Desgrange, dut suspendre
son pastorat au début du régime républicain français
mais reprit ses fonctions, à titre de prêtre séculier
relevant de l'Evêque de Namur, après le concordat conclu
en 1801 entre le Pape et la France de Napoléon Bonaparte.
Au
cours du XIIème siècle, les registres
apprennent que des travaux de réparation ont été
effectués vers 1710 à l'église de Flawinne
; qu'en 1712 on construisit la flèche du clocher et
qu'on refondit une cloche. À nouveau, vers 1758, on
procéda à la refonte de cloches et à
des travaux d'aménagement au cimetière.
Vers 1850, la commune fit construire l'église actuelle.
C'est un imposant édifice néo-classique en briques
et pierres bleues, auquel sont adossées maintes croix
et pierres tombales des XVIème et XIXème siècles.
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Ancienne
église paroissiale en 1820 (Général Owen
"Namur et sa province" N. Bastin
Crédit communal de Belgique)..
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L'église
fut restaurée vers 1910. Les fenêtres furent garnies
de vitraux, don des paroissiens. Malheureusement ces vitraux ont été
détruits pendant la dernière guerre par les effets terrifiants
des bombardements aériens de la gare de Ronet.
Le cimetière primitif de Flawinne ne comprenait que la partie
actuelle sise entre l'église et la place, et peut-être
quelques mètres de l'autre côté du bâtiment.
Après la construction de l'église actuelle, il fallut
bien agrandir ce cimetière, en raison de l'accroissement de
la population. La commune acheta donc du terrain du côté
sud de l'église, vers la Sambre.
D'autres agrandissements suivirent, vers 1900 et 1950.
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Signalons
pour terminer la belle pierre tombale aujourd'hui encastrée
dans le mur sous le porche de l'église.Cette pierre,
artistiquement sculptée, avait été placée,
dit l'inscription qui y figure, sur la tombe de Jean Bovinisty,
en son vivant mambour de l'église de Flawinne –
c'est-à-dire membre et même président de
la fabrique – et officier porte-drapeau des bourgeois
de Namur. C'est sans doute le curé de Flawinne, Antoine
Bovinisty, un des six enfants de Jean, qui aurait fait exécuter
cette remarquable tombe à la mort de son père
en 1674. |
D'après
O.PETITJEAN, Notes historiques sur FLAWINNE ANCIEN ET MODERNE, Ed.
Administration Communale de Flawinne, 1952. |

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