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COMMUNAUTÉ DES 4 PAROISSESParoisse Sainte-Croix de Saint-Servais |
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“Or une légende rapporte qu’au premier temps du christianisme, Saint Servais, évêque de Tongres, venait célébrer la messe puis se remettait aussitôt en route vers Tongres où il arrivait assez promptement pour dire une seconde messe après la première” SAINT SERVAIS, évêque Origines Longtemps, le village de Saint-Servais fut dissocié du faubourg namurois de Sainte-Croix. Contemporaines depuis le 14 ème siècle, les deux entités dotées d’une église se partageaient les ferveurs religieuses d’une population se “libérant” progressivement de la tutelle de Namur. Dès 1272, l’on trouve les traces d’une chapelle à Saint-Servais. Située entre le chemin qui conduit aux fonds de Rhiles et le moulin dit de l’Escaille, cette chapelle “semblait remonter à la plus haute Antiquité”. La présence de cet édifice est confirmée par les albums du Duc de Croy de 1604 qui témoignent de la présence à Saint-Servais d’une modeste église entourée de son cimetière. Destruction probable sous la Révolution française. En 1497 et en 1591, nous trouvons des mentions de la chapelle Sainte-Croix. Le 2 novembre 1633, Mgr Engelbert DES BOIS (1630-1651) érige Sainte-Croix en paroisse, délaissant ainsi l’église de Saint-Servais. Cette chapelle de la Sainte Croix se trouvait à la jonction de la chaussée de Waterloo et de la chaussée de Gembloux. Cette chapelle, devenue église, était dépendante de l’archiprêtré de Namur, mais l’Abbé de Malonne conférait la cure et la faisait desservir par un religieux de son abbaye (voir tableau des curés). La photo montre bien la simplicité de ce monument : bâtiment en forme de croix latine, avec la porte tournée vers Namur et une petite porte donnant sur la chaussée de Gembloux. Un petit cimetière était situé devant l’église. Dès 1650, (mention en 1782 et 1786) on signale le délabrement de cette église. Les religieux desservants avaient commencé à bâtir une nouvelle église à la place de l’ancienne. Les événements de cette période empêchèrent l’aboutissement de ce projet : épidémies, siège de Namur par les Français en 1695 avec la destruction du faubourg de Sainte-Croix (seule l’église fut épargnée). Révolution française, Empire et Indépendance Fermée le 20 septembre 1797, elle est réouverte le 12 octobre au culte romain suite à la demande du citoyen A. Thémon. Un an plus tard, l’église Sainte-Croix, la sacristie, le cimetière et une école, le tout ensemble, contenant environ 24 verges de terrain, fut estimé d’un revenu annuel de 80 livres. La vente des biens nationaux, censée renflouer les caisses de la République française, concerna l’église Sainte-Croix en mars 1799. Estimée à 4000 francs, elle fut attribuée au citoyen Dutilleux pour la somme de 5000 francs. Réouverte au culte la même année, l’église change de propriétaire pour aboutir dans les mains d’Antoine Thémon, ancien mambour de l’église et de Malcorps, ancien frère carme. Au début du 19 ème siècle, la paroisse réintègre successivement soit le giron de Saint-Loup soit celui de Saint-Joseph. Après la chute de Napoléon, le régime
hollandais refait de Namur une place forte de première classe
dont les portes étaient fermées la nuit, ce qui mettait
les habitants des faubourgs hors défenses en cas d’urgence.
Cet état de fait eut pour conséquence la domiciliation
d’un vicaire de Saint-Jean à la Sainte-Croix. Face au développement du faubourg de Sainte-Croix et de la commune de Saint-Servais, Monseigneur Jean-Arnold Barrett (1833-1835) éleva par décret la chapelle de la Sainte-Croix au rang de succursale épiscopale regroupant “toute la commune de Saint-Servais, distraites respectivement des paroisses de Saint-Jean l’évangéliste, de Saint-Joseph et de Frizet et nous formons en vertu des présentes, une chapellerie indépendante, dont le siège sera à la Sainte-Croix”. Ces dispositions épiscopales reçurent I’agréation royale le 31juillet 1839. Une nouvelle église va être construite. La première pierre est bénie le 9 juin 1853 et l’évêque de Namur, Mgr N-J. Dehesselle (1836-1865) peut la consacrer le 26 mars 1855. Le maître d’œuvre de cette église néo-gothique fut Mr Servais Jacquet sur les plans de l’architecte Vierset. Si les premiers temps sont consacrés à la décoration de l’édifice - le tableau du maître-autel de Bauverie, stations de M Bonet, tous deux artistes namurois - il est décidé en 1895 d’agrandir l’église. Ces travaux posent des problèmes de toutes sortes et ne débutent qu’en 1900 pour prendre fin deux ans plus tard. L’église a fait un pas vers la route de Gembloux et s’est dotée d’une salle de catéchisme sur son côté droit. C’est sous le ministère de l’abbé Coppin que l’église a évolué jusqu’à sa forme actuelle. En 1911,
pose de la première pierre d’une chapelle (Notre-Dame de
Lourdes) pour la population croissante de Saint-Servais : 4500 habitants
à cette date. La chapelle sera ouverte au culte en 1912. Durant la seconde guerre mondiale, malgré la résistance de l’Abbé Marchand, les deux cloches d’origine, la plus petite et la plus grosse, seront réquisitionnées par l’armée allemande. On ne les retrouvera jamais. De 1945 à nos jours Hormis les évidents
travaux de rénovation et d’entretien d’un tel édifice,
l’église ne subit plus aucune modification. Elle accueille
tout de même de nouvelles cloches dès 1950. L’intérieur
suivra l’évolution liturgique du Concile Vatican II (1962-1965). Repères
historiques
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